Bienvenue sur votre site de référence, TCHADHANANA :  Mardi 14 Janvier 2014 La « Wargoulade » est le terme désormais retenu par nous, ressortissants du BET non soumis et non liés au système criminel, mafieux et pervers du régime MPS pour désigner les faits et actes posés par les nôtres qui volontairement ou inconsciemment se prêtent à des bassesses qui humilient et avalisent toute notre communauté. Au-delà de notre modeste communauté, nos actes aux cotés des ITNOS portent préjudice à notre pays tout entier et nous interpellent au plus haut point.Lire la suite en page centrale
                                                                                                                                                          Version anglaise Version arabe
Publié le: jeu 1 Sep 2016

ALERTE ROUGE : LES OPPOSANTS TCHADIENS A L’ETRANGER EN DANGER.

Le Tchad traverse depuis quelques mois une situation extrêmement précaire sur le plan politique, économique, social et même sécuritaire. Le régime autocratique d’Idriss Deby Itno, après 26 ans de règne en solo, bat de l’aile et ne parvient pas à apporter des réponses concrètes aux nombreuses sollicitations des populations tchadiennes. Il est affligeant de voir comment ces dernières tirent le diable par la queue au quotidien. En effet, les tchadiens manquent de tout, se plaignent de tout et particulièrement de la vie chère, de l’inflation vertigineuse sur les denrées alimentaires, des coupures interminables de l’électricité, du manque de soins médicaux dans les centres hospitaliers, des grèves récurrentes dans l’enseignement, de l’insouciance et de la corruption ambiante qui caractérisent les agents de l’Etat, de l’impunité dont certains proches du régime jouissent, de l’insécurité galopante, du coût exorbitant de la connexion et la censure de l’Internet, etc. Le tableau est véritablement très sombre…

L’économie tchadienne jadis organisée et appuyée sur plusieurs mamelles comme l’agriculture, l’élevage et les recettes douanières, se trouve aujourd’hui totalement déstructurée et dépendante des revenus pétroliers. Or, la chute du prix du baril ces derniers mois n’a fait qu’accentuer la crise financière qui fouettait déjà sévèrement les manages tchadiens. Les revenus pétroliers focalisent l’attention des populations tchadiennes qui dénoncent leurs détournements par le clan Deby et ses alliés nationaux et étrangers. La fracture sociale est aujourd’hui béante. Quand certains Tchadiens retroussent le pantalon et pataugent dans les eaux de pluies pour se rendre à leur lieu de travail, d’autres en revanche les arrosent presque avec des grosses cylindrées qui valent pas moins de 80 briques.

L’opposition politique regroupée au sein d’un front commun conteste toujours la victoire d’Idriss Deby Itno à la dernière élection présidentielle d’avril 2016. Une élection qui a vu, pour la première fois dans l’histoire du pays, la société civile (syndicat des travailleurs, des enseignants, des étudiants, associations de défense des droits de l’homme, associations des femmes, associations culturelles et sportives, les retraités, etc.) investir l’arène politique pour dénoncer l’illégalité et l’illégitimité de la candidature d’Idriss Deby, 26 ans au pouvoir sans résultats. Plusieurs opérations « villes mortes » ont été organisées avec succès. En réponse, le pouvoir Deby, à l’approche du scrutin, a tout simplement opté pour l’emprisonnement des principaux leaders de la société civile. Les vociférations de la communauté internationale n’ont eu aucun effet car leur libération conditionnelle n’interviendra qu’après le scrutin du 11 avril, marqué par des fraudes massives. L’investiture du Dictateur Deby organisée en grande pompe le 8 août dernier a occasionné d’autres manifestations, des heurts violents avec la Police se soldant par la mort d’un jeune étudiant et plusieurs blessés par balles.

Si à l’intérieur du pays l’opposition politique et la société civile sont chauffées à blanc et ne fléchissent pas malgré la chape de plomb qui les écrase, les Tchadiens de la diaspora ne sont pas du reste, ils sont de plus en plus actifs, organisés et investissent les médias étrangers, les réseaux sociaux et parviennent à capter les projecteurs des médias sur l’actualité tchadienne. Cette diaspora tchadienne que le régime Deby n’a jamais réussi à dompter malgré les méthodes incroyablement peu recommandables utilisées par les services spéciaux d’Idriss Deby et ses corrupteurs attitrés.

En effet, si à l’intérieur le régime Deby use de tous les prétextes et ne porte pas de gants pour étouffer toute voix discordante, à l’étranger les méthodes sont encore plus criminelles. Les ententes secrètes entre Etats et surtout la corruption aidant, les services spéciaux du régime Deby ont pu sévir hors des frontières tchadiennes. D’abord dans les pays limitrophes du Tchad comme le Soudan, la Libye de Khadafi, la RCA, le Niger, le Nigéria et le Cameroun où les opposants du régime sont traqués, harcelées par les autorités locales du pays de refuge, parfois emprisonnées sans aucune forme de procès et pire extradés sans aucune décision judiciaire, remises clandestinement aux services spéciaux tchadiens. Ces opposants sont parfois exécutés au cours de leur transfert, dès qu’ils sont sur le sol tchadien. Ceux qui ont la chance d’échapper à une exécution sommaire, croupiront dans les prisons secrètes durant leur longue détention arbitraire ou ne survivront pas longtemps après leur libération, victimes d’empoisonnement.
Les services spéciaux de Deby iront chercher plus loin les opposants au régime. Certains pays comme le Togo, le Benin, le Burkina, le Mali et le Sénégal ne présentent plus de garantie aux refugiés tchadiens. Ces derniers sont contraints de s’éloigner et d’aller plus loin. A défaut, ils se doivent se faire discrets, limiter leurs activités (ne pas fréquenter les opposants) et surtout éviter de dénoncer publiquement les dérives criminelles et les détournements démentiels des deniers publics par le clan Deby.

Au Sénégal, en 2013, un jeune blogueur qui vivait depuis une dizaine d’années à Dakar, a été cueilli nuitamment à son domicile par la Police sénégalaise et expulsé vers la Guinée Conakry (sans informer les guinéens) sur une simple dénonciation du Ministre de la justice du Tchad M. Jean Bernard Padaré en visite au Sénégal dans le cadre de l’organisation du procès de l’ancien Président Hissein Habré. L’affaire a fait grand bruit et le Président sénégalais Macky Sall a été obligé de s’expliquer lors d’une conférence de presse, il dira que : « Le blogueur menace son pays à travers ses écrits sur Internet ». Inquiétant ! Comme si un régime hyper militarisé comme celui d’Idriss Deby qui joue le gendarme du Sahel dans la lutte contre le terrorisme international peut-être menacé par un blog ?

Aujourd’hui, la traque et le harcèlement des tchadiens vivant à l’étranger, en Afrique ou en Europe est plus que d’actualité. Nous apprenons de sources fiables, concordantes et proches de l’ANS (Agence Nationale de Sécurité, police politique) que l’opposant tchadien Djimmy Younous Wakaï, résidant au Burkina Faso depuis plusieurs années, serait sur la liste noire de cette police politique. Il est reproché au Dr. Younous Wakaï son activisme politique, particulièrement dans le milieu Toubou où on constate une farouche résistance à la tyrannie d’Idriss Deby. Djimmy Younouss Wakaï est Docteur en Systèmes de productions végétales, spécialiste en Entomologie, MSC en protection et amélioration des plantes. Sa vie et celle de sa famille sont en danger. Rappelons qu’après les évènements du 2 février 2008, le régime Deby l’a condamné à mort sans aucune forme de procès.

Eclaboussé sur le plan international pour ses pratiques dictatoriales et ses échecs économiques retentissants, le régime Deby cherche à étouffer la campagne de dénonciation menée par la diaspora tchadienne. La démocratie tchadienne n’est qu’un mirage entretenu par la corruption des grands titres africains et même européens. En matière de bonne gouvernance, d’indice de développement humain, d’environnement des affaires, etc. le Tchad dispute les dernières places avec la Somalie, la RCA, le Sud-Soudan, selon le classement établi par les Institutions financières (PNUD, Banque Mondiale, Doing Business, MOY IBRAHIM, …). Sur le plan du respect et de la promotion des droits de l’homme, le régime Deby est comparable à celui Kim Jong-Un.

Face à cette situation apocalyptique, les Cadres tchadiens longtemps opprimés par un régime qui fait la promotion des médiocres, excelle dans la mafia criminelle et la perversion, relèvent la tête, dénoncent de plus en plus ouvertement les dérives du pouvoir Deby et s’activent pour sauver leur patrie par un changement de régime devenu indispensable. Dès lors, pour Idriss Deby, la guerre est déclarée. La semaine dernière, son ministre de la sécurité publique s’est violemment pris aux tchadiens de l’étranger en déclarant que : « tous les tchadiens qui se rendent en Libye sont des ennemis de la nation. Tous les tchadiens qui sont installés à l’étranger et qui dénigrent leur pays sont des apatrides. L’Etat s’occupera d’eux.». La menace est claire et sans ambiguïté. Aussi, c’est l’alerte rouge dans tous les foyers des tchadiens vivants à l’étranger. Que vous soyez opposants exilés actifs ou passifs, refugiés économiques, étudiants ou simples expatriés, les sbires du régime Deby vous suivent et chercheront à vous intimider. Déjà, plusieurs tchadiens résidant au Niger, au Burkina, au Soudan, en France et jusqu’au Canada et les Etats-Unis ont reçu des menaces anonymes presque identiques les invitants à la boucler sinon …. ils paieront très cher. Voilà une raison fondamentale pour dégager au plus vite le régime antinational, incompétent, désastreux et criminel d’Idriss Deby Itno. Vigilance à tous.

Tchadhanana

À propos de l'auteur

Laisser un commentaire

XHTML: Vous pouvez utiliser ces balises html: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

 

Pour plus de sécurité, veillez entrer la bonne réponse. *

Copyright © 2006 - 2013 — TCHADHANANA. Tous droits réservés | Développé par Ing. A.C Djorkodei
Merci pour votre visite !
Tweeter