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Publié le: mar 6 Août 2013

Disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh : Le non lieu qui enfonce définitivement Idriss Deby et son régime.

Depuis le jeudi 25 juillet dernier, la commission constituée depuis 2009 par le gouvernement tchadien à l’effet d’enquêter et de dire la vérité sur la disparition d’Ibni Oumar Saleh a enfin rendu ses conclusions publiques : Dans celles-ci, elle n’a pas fait moins que de donner sa langue au chat en concluant pudiquement qu’elle n’a pu identifier un quelconque « auteur », « coauteur » ou « complice » susceptible d’être tenu responsable de la « disparition » de l’homme politique tchadien enlevé au grand jour dans son propre domicile le 03 février 2008 par – et le rapport est formel là-dessus – des éléments de la garde présidentielle !
Au terme de quatre longues et laborieuses années d’instruction sur l’enlèvement et la disparition des multiples personnes à la suite de l’offensive avortée des forces politico militaires le 02 février 2008, la justice tchadienne vient de prononcer, certainement avec mauvaise conscience, un non-lieu quant à ce qui concerne spécifiquement celle d’Ibni Oumar Saleh.
C’est ce qui a poussé une grande agence de presse d’affirmer que : « La justice tchadienne jette l’éponge. Faute d’avoir pu « identifier les auteurs, coauteurs et complices » dans l’affaire des personnes disparues lors d’une offensive rebelle de février 2008 à N’Djamena, la justice a rendu une ordonnance de non-lieu dont la presse a obtenu copie le jeudi 25 juillet. 
Puis de conclure : « Dans ce document, la justice souligne toutefois  l’implication incontestable des forces gouvernementales dans la détention illégale de Lol Mahamat Choua. »
Traduction à donner des frissons : il est établi que ce sont des éléments de l’armée et des forces gouvernementales qui ont enlevé et embastillé illégalement ces personnes, mais l’enquête n’a guère permis d’identifier et de citer nommément un seul des exécutants ou commanditaires.
 
On sait que ce même jour plusieurs leaders de l’opposition civile tchadienne avaient été kidnappés, parmi lesquels, Lol Mahmat Choua et  Ngarlejy Yorongar. Lol Choua avait recouvré la liberté par la suite, et Ngarlejy Yorongar avait réapparu après d’acrobatiques pérégrinations, mais jusqu’à ce jour, Ibni Oumar Saleh est le seul à être demeuré introuvable. Comme s’il s’était désintégré.
Une information judiciaire contre X avait été ouverte sans grande conviction en juin 2009 – à la suite d’une enquête menée par des experts tchadiens et internationaux – pour « tentatives d’enlèvement, disparitions et assassinats ».
 Il est vrai que dans un premier rapport rendu public dès septembre 2008 par une commission d’enquête gouvernementale, il avait été  affirmé à la va vite qu’Ibni Oumar Mahamat Saleh était, selon toute vraisemblance, « décédé ».
Où, comment, et qu’était-il advenu de sa dépouille ? Aucune réponse n’avait été donnée, le rapport s’étant distingué par un effrayant caractère évasif.
 
En tout cas, pour l’heure, les magistrats ayant rendu l’ordonnance de non lieu ans ont affirmé, les sourcils froncés, s’être heurtés à un mur de silence pendant quatre ans, précisant « n’avoir pu retrouver aucun auteur présumé des nombreux crimes commis dans la capitale après la déroute des rebelles. »
« L’information n’a pas permis d’identifier les auteurs, coauteurs et complices des autres cas de disparitions, viols, incendies et autres destructions », conclut  le document, faisant état de l’absence de « charges suffisantes contre quiconque ».
On peut donc légitimement, et en définitive, penser que, pour les autorités de N’Djamena, la messe est définitivement dite, et qu’il n’y a plus rien à ajouter au sujet de cette affaire qui fait pourtant tousser bon nombre de proches du président Deby qui savent pertinemment qu’Ibni Oumar Saleh est mort et enterré depuis longtemps, et pensent que le régime aurait dû chercher le moyen de se dédouaner de façon intelligente – voire cynique – pour éviter que la mort de cet homme, pourtant adepte du dialogue, ne soit imputée un jour ou l’autre au régime, ou carrément à Idriss Deby.
La seule vérité affirmée la main sur le cœur par les autorités tchadiennes est donc qu’Ibni Oumar a été enlevé par des militaires de la garde présidentielle, mais que personne ne sait qui l’a enlevé et fait disparaitre. Dont acte.
La commission rogatoire mise en branle par la justice française qui va bientôt s’investir à N’Djamena pour mener sa propre enquête sait déjà à qui s’en tenir. Mais quoi qu’il en soit,  des gens ayant été spectateurs ou coauteurs ou auteurs de la mise à mort et de l’enterrement d’Ibni Oumar Saleh existent. Ils parleront un jour. Et ce jour est certainement moins éloigné qu’Idriss Deby ne le pense.
Des hommes politiques avaient été enlevés, torturés et séquestrés à la suite de l’offensive mémorable de février 2008. C’est connu et reconnu par l’enquête diligentée par les autorités tchadiennes. Ces enlèvements avaient été perpétrés dans une logique de représailles ordonnée par Idriss Deby et son régime, convaincus que les rebelles ne seraient arrivés jusque devant le portail du Palais Rose que grâce à la complicité des leaders de l’opposition en place dans la capitale. Lire la suite sur le site officiel du MACT

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Visualisation 1 Comments
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  1. newsafrique dit :

    Toujours la même chose .Quant est ce ils se déciderons de trouver les coupables.

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