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Publié le: lun 19 Nov 2012

La science, l’oubliée des débats présidentiels US

Alors que la campagne présidentielle américaine touche à sa fin, la communauté scientifique s’agite et s’inquiète à la fois de l’absence de tout débat sur la science en général. Car force est de constater que malgré les nombreux enjeux et clivages (détaillés dans nos deux billets précédents, côté républicaincôté démocrate), les trois débats entre Obama et Romney n’ont que très très brièvement abordé les thématiques scientifiques.

Au final, la science (au sens très très large) n’a été abordée que deux fois.

Dans le premier débat, aucune mention de la science.

Dans le deuxième débat, la première partie s’est longuement attardée sur les problématiques énergétiques, suite à une question spécifique portant sur Steven Chu (le chef du Department of Energy, prix Nobel de physique 1997). Certains (dont l’auteur de ces lignes) espéraient un vrai débat sur l’énergie et le rôle de la science dans l’innovation. Ils furent bien vite déçus :  en bref, pendant une douzaine de minutes, c’était à qui brûlera le plus de pétrole et de gaz de schistes pour redresser l’économie, rappelant à notre bon souvenir le « drill baby drill » ressuscité par Palin il y a 4 ans. C’est à peine si Obama évoqua brièvement le développement sous sa présidence des énergies renouvelables.

Alors que la thématique s’y prêtait idéalement compte-tenu des velléités carbophiles de Romney comme Obama, il n’a guère été question de climat et de gaz à effet de serre. En réalité, la modératrice du deuxième débat Candy Crowley avoua qu’une question « pour vous, les gens du changement climatique » (climate change people) était prévue mais n’avait été posée, faute de temps paraît-il.

Les plus optimistes espéraient que le climat, au moins, serait abordé lors du troisième débat, consacré à la politique internationale. Après tout, n’est-ce pas une menace planétaire, nécessitant coopération entre les États et une action décisive ? Qu’on se rassure, là encore, le terrorisme, la Chine, les « chevaux et les baillonnettes » ont repoussé le CO2 aux oubliettes. On peut toutefois porter au crédit d’Obama la volonté d’évoquer, vers la fin du débat, la science comme source de croissance et d’innovation, et le rappel de sa promesse de la convention démocrate d’embaucher de nombreux professeurs de science. Ce à quoi Romney a répondu qu’il « aimait les professeurs »… mais en somme, qu’il vaut mieux investir dans les petites entreprises.

Voilà pour la science dans les débats. A noter que c’est la première fois depuis 1988 que le changement climatique n’est abordé dans aucun débat présidentiel comme le prouve le montage ci-dessous.

Il fallait donc que la société civile se saisisse du problème pour qu’on parle (un peu) des enjeux scientifiques dans cette dernière ligne droite.

Les lettres de Prix Nobel et de scientifiques se sont multipliées pour, dans la plupart des cas, soutenir Obama, lui faisant crédit de sa confiance en la science pour le futur de l’Amérique. Dans le même esprit, la revue scientifique (et britannique)Nature, à la manière des journaux américains, apporte comme en 2008 un soutien clair à Obama dans son edito de la semaine dernière, le qualifiant de « vote pour la science« .

Autre exemple, le site « climate silence » s’est lancé afin de briser le « silence sur le climat » et de mettre sur la table les problématiques d’une économie carburant aux énergies fossiles.

Mais le moment le plus intense de cette campagne pour les relations science et politique fut probablement le 23 octobre avec la diffusion sur la chaine PBS (« Public Broadcast Service », qui ressemble le plus à une chaîne de service public aux Etats-Unis) d’un documentaire extraordinaire intitulé « Climate of Doubt » (Climat de doute) [Si l’on avait mauvais esprit, on soulignerait que Romney, lors du premier débat, avait justement proposé de couper le budget de la chaîne PBS :) ] Lire la suite….

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