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Publié le: ven 19 Juil 2013

Libye : Nouveaux obstacles pour la constitution libyenne

[AFP/Leon Neal] Un jeune étudiant en arts peint une fresque murale sur laquelle on peut lire  » Constitution libyenne » près d’une grande artère dans le centre de Tripoli.

Les minorités toubou, amazighe et touareg de Libye ont annoncé mercredi 17 juillet leur intention de boycotter l’élection de la commission constitutionnelle.

Ce communiqué des douze membres toubous, touaregs et amazighs du Congrès général national indiquent qu’ils comptent également suspendre leur participation à cette instance législative.

Les délégués des minorités dénoncent la méthode de vote utilisée pour l’élaboration de la constitution, qui « se fera sur la base de la majorité et non sur le principe du consensus ».

Le projet de loi relatif à l’élection de cette commission constitutionnelle a été approuvé mardi. Elle comprendra 60 membres – 20 pour la Cyrénaïque, 20 pour Fezzan et 20 pour Tripoli. Six sièges ont été attribués aux minorités – 2 pour les Amazighs, 2 pour les Touaregs et 2 pour les Toubous – et six autres attribués à des femmes.

Le même jour, le membre du congrès de Nalut, Shaaban Abou Setta, a déclaré à Magharebia que lui-même et trois autres membres amazighs du CGN avaient présenté leur démission.

« Personne ne nous succédera à nos sièges, qui resteront vides. » Les Amazighs boycotteront le CGN « à cause de la loi de la commission d’élaboration de la constitution concernant les droits des minorités », a-t-il expliqué.

Cinq membres touaregs se sont également retirés du CGN pour les mêmes raisons, a souligné Sett.

« La représentation des minorités devrait se faire par consensus », fait-il valoir. « Accorder aux minorités quelques sièges au sein de la commission chargée de rédiger la constitution ne leur permettra pas d’exprimer leurs idées et leurs opinions d’une manière qui servira les populations de ces régions. »

« Selon le droit international, les minorités bénéficient d’un statut spécial. Les droits des minorités doivent être respectés, et elles doivent avoir leur mot à dire », a ajouté ce membre du CGN.

Les Amazighs et les Touaregs ne se présenteront pas au sein de cette commission de soixante membres, et ne participeront pas à l’élection, a conclu Setta.

« En l’absence d’un consensus, nous ferons acte de désobéissance civile, et nous ne reconnaîtrons pas le CGN, la commission d’élaboration de la constitution et la constitution elle-même », a expliqué le journaliste Tariq Alrowaymidh. « Cette loi est basée sur la majorité, c’est-à-dire 40 sur 60. »

« Les Amazighs libyens de Zuwara, des montagnes de Nafusa, de Ghat, d’Ubari, de Sabha, de Jalu, d’Awjila, de Ghadames et de Daraj boycotteront cette commission, que ce soit lors des candidatures ou du vote », a indiqué le militant politique de Benghazi Rashid al-Kikhia. « Les Amazighs de Libye demandent que leur langue soit inscrite dans la nouvelle constitution libyenne et qu’ils soient libres d’utiliser leur langue dans les établissements scolaires. »

Cette initiative des délégués des minorités a suscité de fortes réactions de la part des Libyens.

« Je pense que si la constitution ne reconnaît pas explicitement les droits des Amazighs, la Libye ne connaîtra pas la stabilité », a mis en garde Mohammed al-Mufti, un habitant de Benghazi.

Pour d’autres, le retrait de ces délégués entravera la transition démocratique.

« C’est exactement ce contre quoi nous avions mis en garde », a déclaré Youssef al-Ghali, habitant de Tripoli. « Nous devons respecter la démocratie ; la constitution sera votée et chacun doit respecter le résultat des urnes, quelqu’en soit le prix. »

Al-Ghali a fait part de son inquiétude concernant l’éruption d’une guerre civile si les Libyens ne devaient pas parvenir à s’unir.

« Il n’y a aucune différence dans mon esprit entre les Arabes et les Amazighs », a déclaré l’enseignante Haifa Bin Mahmdou, 33 ans. « Il existe des relations de mariage entre nous. »

« Le terme ‘minorité’ n’a pas sa place en Libye », a-t-elle ajouté.

Source : http://magharebia.com

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