Bienvenue sur votre site de référence, TCHADHANANA :  Mardi 14 Janvier 2014 La « Wargoulade » est le terme désormais retenu par nous, ressortissants du BET non soumis et non liés au système criminel, mafieux et pervers du régime MPS pour désigner les faits et actes posés par les nôtres qui volontairement ou inconsciemment se prêtent à des bassesses qui humilient et avalisent toute notre communauté. Au-delà de notre modeste communauté, nos actes aux cotés des ITNOS portent préjudice à notre pays tout entier et nous interpellent au plus haut point.Lire la suite en page centrale
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Publié le: mer 9 Oct 2013

Quand le masque d’Idriss Déby tombe

Abdallah Chidi Djorkodei, opposant tchadien installé aux USA depuis deux ans, après un exil de cinq ans au Maroc.

Le Premier ministre centrafricain est un homme « K.O debout » au sortir de la toute dernière réunion sur la crise dans son pays, en marge de la 68e Assemblée Générale de l’ONU. La communauté internationale ne lui permet pas de repartir à Bangui avec les poches pleines. « Il y a des raisons d’espérer», parviendra tout de même à lancer à la presse Nicolas Tiangaye. Au cours de cette réunion à laquelle prenaient part des représentants d’une vingtaine d’organismes et institutions diplomatiques et financières internationales, Nicolas Tiangaye à présenté tout le catalogue des difficultés de la RCA. Et, aucun, parmi les intervenants pour contredire le Premier Ministre de l’actuel gouvernement de transition à t Bangui.
Exactions des miliciens, viol des femmes, flux d’immigrés dans les pays voisins, un gouvernement et une administration sans autorité et sans moyens financiers. Voilà, entre autres, l’état des lieux de ce pays qui n’a jamais quitté le classement des pays les plus pauvres au monde, même lorsqu’il lui est souvent arrivé de se dire en paix. Selon Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, « La RCA a connu, dans le passé, des situations graves, très graves. Mais jamais la RCA n’avait connu une situation aussi dramatique». 
Certains observateurs avertis indiquent que la RCA est devenue le quartier général des groupes terroristes et fanatiques venus du Sahara, de certains pays de l’Afrique de l’Ouest et de la Corne de l’Afrique. La présence de tant d’éléments dangereux fait désormais de la RCA une véritable menace pour la paix et la sécurité à l’intérieur du pays et chez les voisins. «Les événements dévastateurs de ces derniers jours au Kenya démontrent combien l’anarchie ou des zones sous administrées peuvent profiter aux groupes terroristes et autres extrémistes», a indiqué Samantha Power, ambassadrice des États-Unis à l’ONU. Et Laurent Fabius d’appuyer : «l’implosion de la RCA, la somalisation de la RCA, ne pourra ne pas avoir de conséquences sur deux régions les plus fragiles du continent, la région des Grands Lacs et les deux Soudan.»
Si le grand mal est connu, la RCA doit encore attendre pour obtenir des soutiens financiers. La Banque Mondiale ne signera aucun chèque. Il en est de même des USA, l’Union européenne et d’autres donateurs, à qui Bangui tendait la main. Un geste qui signifie que personne ne fait confiance à Michel Djotodjia, qui règne désormais en RCA. Il en est ainsi de l’Union Africaine qui entend faire de la crise en RCA une affaire personnelle. « Au delà du problème financier, c’est le principe de contribuer financièrement à une force dont ils n’auront pas le contrôle qui déplaît aux américains», a avoué Samantha Power. Quant à la France, elle refuse de porter tout seul le fardeau de son ancienne colonie. Toute sa bonne volonté se réduit à une promesse de porter le dossier aux devants du Conseil de Sécurité de l’ONU. Ce dernier pourrait alors prendre une résolution en faveur d’un soutien financier et logistique de la MISCA. Du côté de l’ONU, on voit arriver une résolution dans six mois environ. Cette résolution, qui suivra la MISCA, consistera à l’instauration d’une force de maintien de la paix. Auparavant, il faudra des missions internationales en RCA pour évaluer les besoins réels du pays. L’identification des donateurs suivra. Est-il besoin de signaler que rien ne bougera  sans la collaboration des actuels maîtres de Bangui à qui l’on attend toujours de promettre « des élections libres et transparentes » à la fin de la transition.

Dialogue de sourds
Quand le masque d’Idriss Déby tombe
Pour Abdallah Chidi Djorkodei, il ne fait aucun doute que le régime de N’Djamena est à l’origine des malheurs actuels du peuple centrafricain. «Nous pouvons livrer des noms de soldats de l’armée nationale tchadienne qui font actuellement partie des effectifs de la Seleka», déclare cet opposant tchadien installé aux USA depuis deux ans, après un exil de cinq ans au Maroc. Il était le 27 septembre dernier à la tête d’un groupe de compatriotes décidés à faire un sit-in devant l’hôtel Westin qui hébergeait Idriss Déby, venu prendre part à la 68e Assemblée Générale de l’ONU à New-York. A en croire des sources diplomatiques, Idriss Déby eut vent du projet de Abdallah Chidi Djorkodei et des siens. Aussi le président tchadien préféra plier bagages et retourner dans son pays plus tôt que prévu. 
En réalité, les opposants tchadiens avaient depuis longtemps marqué des points contre Idriss Déby. A la veille de l’ouverture des travaux de L’Assemblée Générale, Abdallah Chidi Djorkodei était à la tête d’un groupe d’opposants lancés dans une manifestation devant le QG de l’ONU à New-York. «Nous demandons le retrait des troupes tchadiennes du Mali et de la RCA. Le Tchad a ses propres problèmes comme la pénurie de l’eau, le manque d’électricité, la crise alimentaire, etc.» L’ironie veut qu’au moment où les dérives de son pouvoir étaient exhibées dans la rue à New-York, le président tchadien prenait part à une réunion convoquée, en marge des travaux de l’ONU, par le représentant de la Francophonie auprès de l’ONU. Réunion au cours de laquelle tout le monde fut d’accord pour dire que ça ne va pas en RCA et qu »il faut faire quelque chose pour ce pays. Et si les représentants des autres pays de la zone CEMAC se montraient très préoccupés par la tournure des événements à Bangui depuis le putsch contre François Bozize, Idriss Déby était plutôt un homme triomphal. Il faisait étalage de la force de frappe de son armée tant au Mali qu’en RCA. Le président tchadien était d’autant plus zélé, car assuré, selon de sources sûres, du lobbying de la France, pour l’assurer d’un siège de membre non permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU dans les prochains mois.
L’on peut alors comprendre pourquoi, pour la toute première fois depuis près de décennies qu »il règne sur le Tchad, Idriss Déby a mis les moyens pour un accueil à grand pompe par la communauté tchadienne de New-York. Abdallah Chidi Djorkodei affirme que des émissaires ont été dépêchés par Déby pour le dissuader  de déclencher son mouvement de protestation. « Brandissant une enveloppe à bout de bras, les émissaires du Guide du MPS m’ont proposé trois postes à prendre au choix: Ambassadeur du Tchad au Congo Brazzaville, Directeur de l’INSTA d’Abeche, Ambassadeur du Tchad au Niger», déclare Abdallah Chidi à Djorkodei qui dit avoir repoussé toutes ces offres. 
Et comme le malheur ne vient jamais seul, Idriss Déby était pris en tenaille par les nombreux intervenants à l’initiative du petit déjeuner sur la situation humanitaire en RCA.  Ils signifient tous à Déby qu »ils avaient démasqué son jeu pour bousiller la RCA et partant toute la sous – région. Et c’est un homme désarmé, perdu et désillusions, qu’il sorti de la salle pour retourner à N’Djamena. Non sans promettre de stopper son gangstérisme en RCA. Un pas fait si Déby pouvait, pour une fois tenir parole. 

Questions internationales et africaines 
 Les préoccupations d’Ali Bongo Ondimba  à l’Onu 
Au cours d’une dense semaine diplomatique à New-York, le président gabonais s’est également prononcé sur la signature du Traité sur le commerce des armes, tout en faisant entendre la voix du Gabon sur les questions internationales et les problèmes africains. 
Le séjour d’Ali Bongo Ondimba à New-York aux Etats-Unis d’Amérique se résume en plusieurs séquences fortes : Allocution devant l’Assemblée générale des Nations Unies, rencontres avec plusieurs chefs d’État, séance de travail avec le secrétaire général Ban Ki-moon, intervention à la réunion annuelle de Clinton Global Initiative, présidence de la réunion de haut niveau Gabon-Allemagne sur le commerce illicite des espèces menacées, signature du Traité sur le commerce des armes. En effet, le chef de l’Etat a fait le tour d’horizon sur les questions internationales et les problèmes africains devant les plus grands décideurs mondiaux. Le lundi 30 septembre 2013, le président gabonais a présenté les bons résultats de son pays à propos des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Il s’est félicité des progrès « considérables » accomplis par rapport aux OMD. Alors que les crises entravent le développement de l’Afrique, le Gabon a de tout même réussi à réduire sa pauvreté, la mortalité infantile et maternelle. Des grands progrès sont observés au niveau de la sécurisation alimentaire. « Classé par son Indice de développement humain (IDH-PNUD) au premier rang continental devant quarante-trois pays d’Afrique subsaharienne, le Gabon enregistre des progrès socio-économiques confirmés par différents indicateurs et appuyés par plusieurs réformes structurantes : mise en place d’une assurance santé universelle, plafonnement des prix des produits de première nécessité et dynamisation de l’agriculture, alignement de l’éducation et de l’entreprise », indique la présidence de la république. Cette stratégie correspond aux recommandations du rapport OMD 2013 de la Commission économique pour l’Afrique, selon lesquelles «  l’Afrique doit s’engager à poursuivre un processus de développement qui soit inclusif, porteur de réformes, qui favorise la hausse des revenus et crée des emplois décents, améliore la qualité des services sociaux et l’accès à ceux-ci, diminue les inégalités et promet la résilience au climat », argumente le président gabonais. Avec 97,7%, le Gabon dispose d’un des dix meilleurs taux d’alphabétisation du contient, étant parmi les huit pays africains à afficher la parité des sexes dans la scolarisation primaire, et également dans le peloton de tête pour la réduction de la mortalité maternelle et le pourcentage des accouchements assistés, enregistrant la plus forte baisse des émissions de CO² par habitant. Le Gabon est classé dans le groupe des quatre pays les plus performants dans l’intégration du développement durable aux programmes nationaux. Il affiche depuis 1990, le plus faible indice de la faim d’Afrique subsaharienne, le pays fait figure de bon élève des OMD. À propos des stratégies d’évaluation, dans le contexte de l’agenda 2015, le président gabonais souligne qu’il serait important de mieux évaluer et suivre les progrès des pays en matière d’action durable. « Le Gabon propose un indice de développement durable qui combinerait l’indice de développement humain et l’empreinte écologique des pays ».

L’ennemi des conflits armés

Dans un contexte où l’utilisation des armes résonne encore comme mode de règlement des conflits, le président Bongo Ondimba milite en faveur d’un système mondial régulé par « la diplomatie ». Aussi s’oppose-t-il à l’utilisation des armes chimiques en Syrie, pays pour lequel le Gabon soutient « tous les efforts diplomatiques en faveur d’un processus politique ». Le chef de l’État appelle, sur un plan global, à la « destruction de tous les arsenaux chimiques dans le monde ». Devant l’Assemblée générale des Nations unies, il a salué la reprise des pourparlers Palestine-Israël, tout en réitérant sa position en faveur de la levée de l’embargo contre Cuba. Ali Bongo Ondimba a souligné « l’évolution politique positive » au Mali, a appelé « l’ensemble des pays des Grands Lacs à soutenir les efforts de l’ONU » en RDC et  a invité à la « mobilisation » pour la constitution des effectifs de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique. Sur ces questions africaines en particulier, le président de la République gabonaise a pu échanger avec le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon et le Secrétaire d’État britannique en charge des Affaires africaines Mark Simmonds. Le 25 septembre 2013, le même jour que les États-Unis d’Amérique, le président Bongo Ondimba a apposé la signature du Gabon au Traité sur le commerce des armes, engageant son pays à respecter une réglementation internationale contraignante. Concernant les nouvelles menaces( piraterie et braconnage en Afrique), Ali Bongo Ondimba qui s’est félicité de voir le Conseil de sécurité se pencher sur les actes de piraterie et les vols à main armée dans le Golfe de Guinée, a martelé que l’Afrique ne peut faire face toute seule à tous ses fléaux émergents.  « Le Gabon est disposé à apporter sa contribution aux mesures adoptées en juin 2013 au sommet régional de Yaoundé », a-t-il ajouté avant de qualifié le braconnage  de  « défi écologique et économique » et de « crime transnational ». Pour le chef de l’État, qui a présidé jeudi 26 septembre une réunion de haut niveau Gabon-Allemagne sur le commerce illicite des espèces sauvages, « les Nations Unies doivent intégrer cette question dans la coopération avec l’Union africaine ». 

Source : http://www.integrationafrica.org

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