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Publié le: lun 19 Nov 2012

Voile – Vendée Globe : Code de la route

Seul double vainqueur du Vendée Globe (en 2001 et 2009), Michel Desjoyeaux sera le consultant de L’Equipe et de L’Equipe.fr durant la course à laquelle il ne participe pas. Premier rendez-vous : le jour de départ.

« La fascination qu’exerce cette course est peut-être bien à l’image de ce qui s’y passe, le matin du départ. Un mélange de remords, de regrets, de plaisirs futurs, les émotions s’entrechoquent, les familles ne comprennent pas toujours pourquoi les uns partent, presque sans se retourner, quand d’autres ne réussissent pas à s’arracher de leurs proches. Je pense que ça dépend beaucoup de l’origine du projet, de la volonté du marin et de la philosophie.

« C’est « l’intérêt suprême de la nation » pourrait dire un militaire, la mission avant les hommes, l’homme pour la mission. »On voit bien qu’une dizaine de marins partent pour la compétition, vraiment, avec une étiquette de favori ou d’outsider, mais qu’importe, la course est sur le dessus de la pile des priorités du moment, et la séparation est vécue comme un instant fondateur d’une communauté d’intérêt, il faut bien que la famille, l’équipe, les proches fassent bloc derrière le marin sur le départ. C’est « l’intérêt suprême de la nation » pourrait dire un militaire, la mission avant les hommes, l’homme pour la mission. Ce qui n’empêchera certainement pas quelques pleurs mais pas de grincement de dents, parce que la situation s’est déjà produite en d’autres occasions, certes peut-être pas si importantes, mais on n’en est pas au premier départ, et si la foule est là pour saluer les adieux, on ne la voit pas, on l’entend à peine, déjà parti dans la course, à penser météo, stratégie, choix de voile des premières heures. Concentré donc disponible, parce que c’est comme ça que cela doit se passer.

Pour l’autre moitié de la troupe, on assistera à de plus longues étreintes, les regards seront plus troubles, parce qu’il y aura beaucoup de questions en suspend : le bateau est-il prêt ? La mer va-t-elle le laisser passer ? Mais au fait, pourquoi part-il ? Pourquoi pas ? Le marin se retrouve au milieu de toutes ces attentions, à puiser dans l’énergie qu’il lui faudrait conserver pour une autre bataille, celle qui démarre tout à l’heure, à 13h02, et qui comporte tant d’inconnus que s’y mêlent quelques inquiétudes.

Seul reste à bord le marin

« Dernière accolade, pudique, certains s’essaient à l’humour, mais l’humeur n’y est pas. »Quand le bateau quitte définitivement le quai, seul reste à bord le marin, sa garde rapprochée et commence alors la descente du chenal. Comme le veut la tradition, le skipper doit être à la disposition de son public, du public, il s’installe en mode robot sur la plage avant de son bateau, à saluer la foule, pendant que son équipe dirige le bateau vers la ligne de départ, soigne les derniers préparatifs techniques. La sortie du port remet vite les idées en place, la houle du large l’y oblige. La transition est brutale.

A bord, si il n’y avait le vent, on entendrait les mouches voler. L’équipe, qui va débarquer dans quelques minutes, n’ose plus troubler la concentration du soliste. Seuls quelques ordres fusent, puisque pour quelques minutes encore, l’équipage peut agir, hisser les voiles choisies, ranger le matériel à l’intérieur selon les conditions du premier bord. Dernière accolade, pudique, certains s’essaient à l’humour, mais l’humeur n’y est pas. Les retardataires doivent sauter à l’eau pour quitter le bord avant le signal des 4 minutes avant le départ. Cinq, quatre, trois, deux, un, départ, l’annonce radio a lâché les chevaux, la ligne d’arrivée est dans 24 000 milles. Homme libre, toujours tu chériras la mer…»

Michel DESJOYEAUX

 source : lequipe.fr

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